La mort
Elle n'a pas de raison, aucun âge
Elle a de multiples et douloureux visages
Elle nous emmènes dans un ultime voyage
En nous délivrant un dernier message
Arrivée trop tôt, elle est contre nature
Et laisse une très grande blessure
L'être humain tombe alors dans la démesure
Et dérive dans l'abandon, la déchirure
L'orsquelle surgit au bout d'une vie
Elle nous paraît être une amie
Elle fait simplement partie de la réalité
Et concrétise l'aboutissement de notre destinée
Certaines fois on la réclame, on l'appelle
Elle arrive et déploie ses grandes ailes
C'est une délivrance, un vrai soulagement
Quand, dans un dernier sursaut, elle nous prend
D'autres fois on la combat, on la maudit
Elle arrive avec une violence inouïe
Sur la vie elle désire absolument gagner
Il faut alors de tous son corps l'affronter
Elle est la seule à ne faire aucune différence
Elle est l'unique à ne pas avoir de préférence
Les années, les défauts, les qualités lui importent peu
Elle fait indéfiniment ce qu'elle veut
Elle fascine, elle attire, elle envoûte
Elle charme, elle fait peur, elle déroute
Elle nous laisse toujours dans nos doutes
Au détour du chemin de la vie, d'une route